lundi 13 août 2012

Rêves de villas

Quelle chouette promenade-découverte que celle que propose l'Office du Tourisme de Pornichet sur Sainte Marguerite, quartier de Pornichet. Cela vaut le détour et merci à Manuella notre guide !


La visite commence la Pointe de Congrigoux autour de la table d’orientation pour une petite histoire de Pornichet (jusqu'en 1941 rattaché au département de la Loire Inférieure donc à la BRETAGNE !!!) : les libraires, les paludiers, les vignerons ... Puis la folie des bains de mers initiée par les Britanniques ... Pas de sieste sur la plage ! Non, seulement des bains de mer à la lame ...

Petite explication : le bain "à la lame", résidait dans l’abandon des baignoires pour soumettre les baigneurs "à l'ondulations et au brisement des vagues". La pente très douce de la plage autorisait cette pratique, et des "guides-jurés", excellents nageurs nommés par l’administration, étaient chargés de conduire les malades (lorsque le bain était encore essentiellement médical) dans l’eau, de les surveiller et de les protéger contre la violence des lames.

Le blason de Pornichet date de 1912 et c'est à lui seul une publicité pour le côté maritime de la ville. On y voit des dauphins (colonie au large), Coquille St Jacques (symbole de prospérité), des pins (essentiels pour fixer les dunes), l’île de la Pierre percée en hommage au livre "La roche aux mouettes" écrit par Jules Sandeau, amant de Georges Sand. Le livre destiné aux enfants eut beaucoup de succès et contribua à l'attrait de Pornichet.
Enfin, la devise "Neptune amie est favorable au nageur", clin d'oeil à la devise de Nantes.

La visite de Ste Marguerite et de ses villas va commencer ... Quelques mots sur son origine :
En 1880, Charles Mercier achète une vingtaine d'hectares de dunes entre la pointe de Chemoulin et Bonne-Source. La petite histoire locale prétend que sa fille Marguerite étant de santé fragile, le corps médical lui préconise l’air marin pour récupérer ses capacités physiques. La réalité est tout autre, puisque Charles Mercier, fils d’une famille de chirurgiens réputés, préfère s’exiler à Pornichet pour fuir les foudres familiales déclenchées par son mariage avec Juliette Hinrie, une simple couturière.
En 1886, il y crée un lotissement appelé Sainte-Marguerite, en référence au prénom de sa fille.
Pour maintenir la quiétude de ce quartier, il rédige un cahier des charges très strict stipulant notamment que les propriétaires se devaient de construire une maison cossue du même prix au moins que le terrain acheté et d’abattre le minimum d’arbres afin de ne pas mettre en péril la dune.
Adjoint spécial de la commune de St Nazaire, dont Sainte-Marguerite dépendait alors, il a assisté à la création de la commune de Pornichet née d’un prélèvement sur celles de Saint-Nazaire et d’Escoublac, et il en fut nommé maire le 13 mai 1900.


De la pointe de Congrigoux, on remonte l'avenue des Bleuets.

En 1886, Charles Mercier fait bâtir KER JULIETTE Œ, du prénom de sa femme. Faite en granit local (petite carrière trouvée sur place), de style britannique, cette villa présente un foisonnement de frises végétales (vogue du romantisme), de mosaïques, d'épis de faîtage rehaussés par des couleurs chatoyantes à la gloire de son propriétaire. Les balcons sont en bois plutôt qu'en fer forgé (contrainte imposée par l'air salin). CLIC Ker Juliette, pour l'amour d'une couturière

Dans ce quartier, les villas portent des noms car si les rues ont été tracées et baptisées par Charles Mercier avec le prénom des femmes de sa famille, il n'y a pas de numéros. CLIC Pourquoi les villas ont un nom ?

Les maisons ont des styles divers, certains aristocrates ayant suivi le boom du régionalisme après la 1ere guerre mondiale. Ici une villa de style basque comme on en trouve beaucoup.
On découvre dans ce quartier de charmants petits chemins arborés comme celui-ci que l'on attrape à droite après la villa des "Dormeurs". On continue impasse Adelaïde qui se prolonge par un nouveau petit sentier pédestre avant de devenir avenue. On poursuit à gauche l'avenue de Cavaro.


A l'angle, la Maison Laetitia , jadis Ker Jeannette et surnommée le Vice, a été le cadre de tournage de quelques séquences des films La Baule les pins et Priez pour nous.
CLIC Laetitia, villa de charme
A côté, la Villa Rita, auparavant La Vertu, en était une dépendance.

On remonte un peu l'avenue et sur la gauche, La Villa Le Bourbonnais Ž aurait été construite en 1900. On remarque le nom inscrit dans la lucarne très bien conservée et la petite véranda pour se protéger du soleil à chaque instant car être bronzé était considéré comme vulgaire à l'époque.

A droite, on prend l'avenue Caroline jusqu'à la villa Marie Anne sur la droite, ancienne maison de pêcheurs, à l'origine une dépendance de la villa Bourbonnais, pour le logement des domestiques.

A gauche, on remonte l'avenue Juliette. La villa Hunaudière sur la droite en haut de l'avenue pourrait avoir comme origine la hune d'un bateau ou la région du Mans. Porte d'entrée de la villa Ar Bann, il s'agissait de l'écurie avec le logement du palefrenier au dessus.Un petit regard sur la gauche : une villa au toit de chaume, caractéristique des chaumières brièronnes non loin de là.

Puis à droite, on commence à descendre l'avenue des chênes verts et on découvre la villa Ar Bann  ("les rayons" en breton) datant de 1899 de style italien avec sa tour octogonale et son toit de tuiles.Jean Becquerel, célèbre physicien et prix nobel la rebaptise ainsi en 1907.
Le bas-relief au dessus de la porte d’entrée figure une querelle de becs …
CLIC Ar Bann, villa de physicien

Ker Gaïdic  (la maison de Marguerite) en face date de 1886 a la particuliarité de présenter une échauguette (guérite en pierre construite sur une muraille) et un oriel (fenêtre en saillie sur une façade).

En bas de l’avenue sur la gauche, se dresse Ker Avor .

A la fin des années 1880, deux frères originaires de Belgique, Ernest et Ferdinant Ortmans, s’associent avec Charles Mercier et achètent de vastes terrains au bord de la mer. Ferdinant fait construire sur une haute dune la majestueuse villa Ker Arvor. Propriétaire du terrain situé en face, son frère Ernest pour ne pas obstruer la vue sur mer de son frère doit imaginer une maison siffusamment basse. Pour cela, il achète les plans du pavillon du Maroc à l’exposition universelle de 1889 et fait édifier l’étonnante villa Ker Phia.

On traverse l'avenue du littoral pour rejoindre le bord de mer et on imagine Ker Phia B se dressant là face à la mer sur la gauche … CLIC Ker Phia : un petit bout de Maroc à Sainte-Marguerite

Si le cahier des charges de Charles Mercier interdisait notamment les magasins ou casino, jugés trop "citadins", il n'en a pas moins fait construire en bord de mer le luxueux hotel de Sainte Marguerite , aujourd'hui hélas détruit et remplacé par un immeuble moderne jouxtant un casino dans la villa nommée Ker Maddy qui a perdu maintenant l'éclat de jadis.

On quitte le boulevard de l'Océan à droite pour l'avenue des roches et revenir avenue du littoral pour découvrir les villas Marie Caroline et Goadik  puis Ker Yette

Avant de rejoindre la Pointe Congrigoux, la visite se termine avec la villa Fleurs de France  édifiée en 1895 par Monseigneur Choquet, vicaire parisien et aumonier du Duc d’Orléans. Elle aussi a hélas perdu les décorations et éléments d'architecture qui faisaient sa beauté.


On a maintenant envie d'en savoir plus sur les magnifiques villas de Bonne Source, des dunes de Mazy ou de la Baule-les-pins. A suivre ... ;-)

vendredi 10 août 2012

Plaisir d'écouter Sweet Mama et son washboard


C'est quoi un washboard ? 

Ben ... une planche à laver, pardi !!!


"Drôle de parcours que celui du washboard! Voilà un ustensile ménager qui n’aurait pas dû quitter les mains des lavandières noires occupées à nettoyer les habits blancs des non moins blancs et coloniaux gentlemen et ladies de Caroline et de Nouvelle Orléans. Oui mais voilà, pour oublier ces mêmes blancs et les épines des plantes à coton, les hommes de couleur ont su - par quelle magie ? -dévier de son usage originel, de son cours classique, la planche à laver pour en faire une des bases rythmiques des plus étonnantes. Une base rythmique qui sera reprise dans une bonne part de la musique afro-américaine. Remember le film sur les bateaux à aubes descendant le fleuve Mississipi. Les femmes briquent, les hommes créent un instrument de musique et se l’approprient en exclusivité. Même objet, deux destins. 


Cruauté linguistique, “la” planche à laver devient “le” washboard. Cruauté des moeurs, le washboard sera un instrument de mecs ! Depuis, avouons-le, le washboard n’a pas une très bonne réputation auprès des “batteurs classiques”. Le washboard, ça fait vraiment trop folklore, c’est pas très gratifiant et pas aussi spectaculaire qu’une descente de toms. Allons donc! Vous n’avez qu’à écouter la ravissante Catherine Girard du groupe Sweet Mama pour vous convaincre du contraire. Surtout lorsque qu’elle vous tait la locomotive vapeur lâchée à plein tube. Tchou-tchou ..." 
Quelle est la composition du sien ? 

"Une tôle ondulée en aluminium, une planche à laver en zinc, un morceau de marchepied de camion, une série de tiges métalliques fines pour donner l’impression des balais, deux cymbales rivetées, une poêle, et un wood block. C’est fait maison." 



En savoir + sur Sweet Mama : http://www.jazzdanslebocage.com/sweetmama.htm

jeudi 9 août 2012

Mesquer, entre terre et mer ...

Côté Terre : Le bourg de Mesquer

Surnommé autrefois la petite capitale du sel, Mesquer, et ses villages, recèlent de nombreux vestiges, notamment de vieilles bâtisses qui vous charmeront par leur authenticité.



Côté Sel : Les Marais Salants


Suivez les traces des aigrettes et hérons cendrés et partez à la découverte des marais salants de Mesquer-Quimiac. Au détour d’un sentier ou accompagné de nos paludiers, le sel de Mesquer vous dévoilera tous ses secrets…

Côté mer : Kercabellec, Merquel, les plages et la pêche

Le port de Kercabellec, La Pointe de Merquel, les parcs ostréicoles, les plages de sables fin… autant de richesses pour profiter au maximum des bienfaits de l’air marin dans un environnement calme et serein…



La journée des Peintres en Liberté invite les peintres amateurs à venir réaliser une toile à Mesquer dans un périmètre défini.







Valentine représente la famille et réalise un paysage inspiré de la plage de Sorlock que j'ai fréquentée, enfant. Le coin n'a pas trop changé !







Lucas, outsider, croque le paysage au crayon.


Toutes les infos sur http://www.mesquerquimiac.fr/

lundi 6 août 2012

Gabin by GABIN



Vraiment un super CD (impossible à trouver hélas) avec ces 2 titres préfèrés,  l'un me fait planer ...



et l'autre me donne la pêche !




dimanche 5 août 2012

Ecouter ...

Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un... C'est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps: tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là... Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c'est d'être écoutée par une autre!

Écouter, c'est commencer par se taire... Avez-vous remarqué comment les "dialogues" sont remplis d'expression du genre: "C'est comme moi quand..." ou bien "Ça me rappelle ce qui m'est arrivé..." Bien souvent, ce que l'autre dit n'est qu'une occasion de parler de soi. Écouter, c'est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif (...).

Écouter, c'est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l'autre. C'est comme une promenade avec un ami: marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s'arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n'est pas de chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C'est refuser de penser à la place de l'autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance tel qu'il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu'il doit être. C'est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l'autre le temps et l'espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou comme cela, c'est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas de donner une solution ou une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s'en libérer.

Écouter, c'est donner à l'autre ce que l'on ne nous a peut-être jamais donné: de l'attention, du temps, une présence affectueuse.



mercredi 1 août 2012

Val, artiste sculpteur


UN ENORME COUP DE COEUR !


" L'homme, ses émotions, ses sentiments, ses doutes, sa grandeur, sa petitesse, sa résignation, sa lutte, son attente face à la force du destin, son destin unique dans un monde gigantesque, infini, peuplé de milliards d'hommes... voilà tout ce qui m'intéresse. "


" Je vis notre univers de villes, de paysages, de reliefs, j'imagine chacune des images et les réunit dans un tout, je crée des trajectoires et des possibles, je ressens des rythmes qui nous dépassent, je fuis l'ennui. "





" L'homme marche, vit, agit, il aime, vibre, avance sur un rythme imperceptible qui ne lui appartient pas. Toutes ces existences qui se suivent et se ressemblent... "


Depuis Avril 2004, date à laquelle elle fait sa première exposition à Bangkok, le travail de VAL a été exposé de manière permanente dans des galeries à Bangkok en 2005, puis à Hong Kong en 2006, à Singapour et en France en 2008 et enfin en Chine et à Taiwan en 2009.
 Après plusieurs expositions solos dans ces différents pays en 2010 et sa participation remarquée à la Shanghai Art Fair 2010 et dans le cadre du Jing’An International Sculpture Project avec la présentation d’une sculpture monumentale nommée “Urban Life”, VAL est maintenant devenue une sculpteur renommée en Asie ainsi qu’en Europe. http://www.sculptureval.com/fr


mardi 17 juillet 2012

Brève histoire d'Avignon ...

Occupée dès la préhistoire, Avignon fut, de tous temps, un foyer de culture et un carrefour de civilisations. Chaque période de son histoire, la plus marquante l’ayant promue capitale de l’Europe chrétienne, est imprimée au plus profond de son architecture.

Ce destin exceptionnel, qui a permis au vieux centre d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, se lit à livre ouvert dans chaque rue, sur chaque place, au hasard de flâneries qui sont autant de voyages dans le temps.


De nombreux vestiges attestent une occupation du sol avignonnais dès 3000 ans avant JC. 
Vers 2000 av. JC, une véritable ville néolithique, couvrant plusieurs hectares, s’étend sur les pentes du Rocher des Doms et les berges du Rhône. Le site ayant connu une occupation constante depuis ces temps reculés, Avignon constitue l’une des plus vieilles villes.

Sans repli, la ville franchit les âges du bronze et du fer. Après avoir été capitale celto-ligure, comptoir phocéen, frappant monnaie à son nom, Aoye, elle devient cité romaine. L’antique Avenio est une ville florissante bien que l’architecture, en raison de l’histoire, n’ait pas laissé de témoins apparents. Connue comme l’une des 80 cités de la Gaule sous Auguste, colonie latine sous Claude, elle est promue au grade de cité romaine au IIe siècle de notre ère sous Hadrien. Sa population atteint 27 000 habitants.
Durant les invasions barbares qui marquent la chute de l’Empire romain, Avignon se rétracte autour du rocher. Son histoire n’est plus qu’une longue suite de partages, de guerres et de sièges sanglants jusqu’au XIIe siècle.

L’émiettement du pouvoir féodal entraîne, en 1129, l’avènement de la commune. La ville devient indépendante, gouvernée par les chevaliers et les riches citoyens sous la présidence de l’évêque.

Avec ce régime original, Avignon se transforme en cité cosmopolite, de commerce et de passage. Elle s’enrichit considérablement faisant édifier la cathédrale et le pont sur le fleuve. Elle devient puissante, s’entourant d’une double enceinte de remparts tandis que les maisons fortes se multiplient à l’intérieur. Alliée à Toulouse, la cité est prise par le roi de France Louis VIII, en 1226, au départ de la croisade des Albigeois.




Avignon perd ainsi sa souveraineté, mais elle se relève en peu de temps de ce désastre. C’est sur une belle et forte ville structurée en sept paroisses, dotée de palais, de commanderies d’Hospitaliers et de Templiers, de nombreux couvents et d’une université (1303), que s’ouvre le XIVe siècle. 

Selon la légende, le célèbre pont d’Avignon aurait été édifié par un jeune berger, Bénezet, sur ordre céleste. Achevé en 1185, il constituait le premier passage sur le Rhône entre Lyon et la mer. Démantelé en 1226, reconstruit et plusieurs fois emporté par le Rhône, c’est aujourd’hui une vénérable ruine, composée de quatre arches et d’une chapelle, classée au patrimoine mondial. 

Restée terre d’Empire aux frontières du royaume de France, Avignon appartient au début du XIVe, au duc d’Anjou.En 1309, le pape bordelais Clément V vient y fuire l’insécurité romaine.

Cet événement ouvre une période prestigieuse qui verra se succéder sur les rives du Rhône, durant près d’un siècle, neuf papes, dont deux schismatiques. Capitale de la chrétienté universellement reconnue, capitale à la fois spirituelle, politique, économique et culturelle, elle devient l’une des villes les plus peuplées et les plus florissantes de l’occident médiéval. 


Le paysage urbain se transforme rapidement. Le Palais des Papes, siège du gouvernement pontifical et demeure du souverain pontife, a été édifié en deux temps entre 1334 et 1352. 

Parallèlement, on édifie des palais pour les cardinaux, on rebâtit dans le style gothique les églises romanes, on en fonde de nouvelles, des collèges, des hôpitaux et des établissements religieux. A partir de 1355, on construit une nouvelle enceinte pour se protéger des routiers et des grandes compagnies. Cette enceinte, d’un périmètre de 4,3 km, entièrement conservée, délimitait la plus grande ville de France après Paris.

Après le départ de la papauté, Avignon est gouvernée par des légats nommés par le pape, puis par des vice-légats. A l'instar de certaines principautés actuelles, elle bénéficie d’une activité industrielle, commerciale et financière non négligeable.

Cette prospérité profite au monde intellectuel et artistique. Sur l’élan donné par le mécénat des souverains pontifes, se développe aux XVe et XVIe s la célèbre "École d’Avignon" qui verra naître des chefs-d’oeuvre comme la Pietà conservée au Musée du Louvre. Architecturalement, la renaissance avignonnaise, peu marquée par le retour de l’antique, est de style gothique flamboyant.

La physionomie de la ville change au XVIIe s alors qu’elle se couvre de splendides édifices baroques à l’initiative d’architectes de grands talents. Mais Avignon regarde déjà vers Paris. Au XVIIIe s le goût français prédomine avec les hôtels particuliers, à présent entre cour et jardin. Cet attrait va s’amplifier jusqu’en 1791, date à laquelle la ville vote son rattachement à la France, réalisant en cela la première application du tout récent droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Au XIXe siècle, Avignon se cantonne dans son rôle de chef-lieu d’un département essentiellement agricole vivant au rythme des réussites de ce domaine : garance, vers à soie... Elle redevient capitale culturelle par la volonté de quelques hommes, les Félibres, qui en font le centre de la renaissance provençale. 


 La ville sort timidement de ses remparts dans l’entre-deux-guerres. L’activité économique de l’après-guerre, basée sur le commerce et le tourisme, participe à l’essor de la ville qui devient une véritable métropole régionale. 
En 1948, Jean Vilar crée dans le Palais des Papes le Festival d’Avignon, appelé à devenir le plus important festival de théâtre du monde. Dès le premier Festival, le programme propose à la fois des œuvres méconnues du répertoire universel et des textes contemporains.


lundi 9 juillet 2012

La force du piano

http://www.chevalets.net/
Je trouve le tableau intéressant mais ...
... que le poème est mal écrit !
De la légèreté que diable ;-)

Ceci dit, il illustre parfaitement le clin d'oeil ;-)
Complicité    ;-)

Les doigts courent sur le clavier
L’imagination s’anime fébrilement
Les fantasmes se bousculent
La curiosité est à son paroxysme
Le désir d’extase se profile
La routine tente de s’éclipser
De courts instants de bonheur se dessinent
La virtualité affronte la réalité
Les images surgissent
Le désir grandit
Le plaisir n’est plus évitable
La rencontre avec l’extase est certaine
Les larmes de bonheur sont à craindre

Le jour se lève d’un rose illuminé par l’espoir
Le gris du ciel s’éclaircit peu à peu
Les nuages dansent soudainement
La bise chante tendrement
Les averses nous procurent un tendre sentiment
Un arc en ciel réchauffe nos cœurs
Nos existences rejoignent ce coucher de soleil
Soleil souvent nostalgique et source de mélancolie
Soleil parfois joyeux et euphorique
Illuminant d’une chaude lumière
Nos doigts fébriles dans leur course effrénée
En quête de sentiment amoureux
Sur nos corps brûlants et soumis
Soumis à l’extase d’un bonheur complice

Seul trésor à découvrir
Ici bas dans ce monde.

Complicité

mercredi 4 juillet 2012

A propos de chance ...

Largo Winch - H (p. 13)
AVOIR DE LA CHANCE : Coluche aurait dit
« c’est arriver premier à un concours de circonstances ».

Depuis des années, je clame sur tous les toits que
j'ai de la chance et j'espère bien que cette chance ne me quittera pas !

En écoutant ce monsieur, on se dit : Et si ce n'était pas dû au hasard ...



Autre phrase de Philippe Gabillet à méditer :
   "la meilleure façon de rencontrer des opportunités, c'est d'en être une soi-même ..."
... je crois bien que c'est vrai !

mardi 3 juillet 2012

Super la newsletter VOICI ;-)

Pour rigoler, je me suis abonnée à la newsletter de Voici.
En un clin d'oeil, je suis au courant des news people ...
5 avantages :
- plus besoin de perdre son temps chez le dentiste ou chez le coiffeur,
- super rapide, l'essentiel des news en 15 à 20 mots (possibilité d'avoir le détail en cliquant sur un lien à spécifique à chaque article)
- gratuit et pas de stockage en pile dans les toilettes, une fois lu, il n'y a qu'à supprimer le message
- quand on a une ado à la maison, ça permet de rester "in" (bon, rien qu'avec cette expression, je suis déjà "out")
- ... et de lui clouer le bec avec quelques petits messages bien ajustés sur ses idoles

dimanche 1 juillet 2012

Nous, on écoute ADO FM sur 97.8 ;-)

On a trouvé un status quo musical ...
du moins lorsque nous sommes en voiture !!!

C'est un compromis entre OUII FM pour Olivier, NRJ pour Valentine et RFM pour moi (Lucas n'a pas encore de préférence !!!). Qu'est-ce qu'on y écoute par exemple ?


samedi 30 juin 2012

Cadenas d'amour sur le Pont des Arts

Après les cœurs gravés entourant les initiales des amoureux sur les troncs d'arbres, les bancs publics, les portes d'édifices, les pierres de bâtiments, et après les messages d'amour sur les plages de sable, un autre phénomène, apparu en 2008 dans la capitale, semble prendre de l'ampleur, à tel point que la mairie de Paris a récemment émis l'idée de supprimer ces preuves d'amour exposées aux yeux de tous.
Nooooooooon !!!

Un cadenas pour emprisonner son amour

L'origine du cadenas comme preuve d'amour est ancienne, on la rapporte au temps où la ceinture de chasteté préservait les femmes de l'infidélité pendant que leur mari partait en croisade ! Mais elle a été remise au goût du jour par un écrivain italien, Emilio Boccia, qui, dans un de ses romans, racontait l'histoire d'amour de deux de ses personnages qui accrochaient un cadenas à un pont au-dessus du Tibre et jetaient la clé dans le fleuve en se jurant fidélité jusqu'à l'éternité.

Depuis, certains de nos ponts croulent sous les cadenas et deviennent comme des témoins de la vie amoureuse des habitants de la ville !

Un symbole à contre-courant

Le cadenas, symboliquement, emprisonne l'amour et « menotte » les amoureux, il devient en cela synonyme d'un enfermement dans un état amoureux peu propice à l'ouverture sur le monde extérieur. Or, dans une société où les couples se font et se défont bien plus facilement qu'au début du siècle dernier, il apparaît curieux que ce phénomène se développe avec autant d'ardeur. Un paradoxe qui rassure les jeunes amoureux, à n'en pas douter…

Le pont des Arts comme symbole romantique

Cette forme de romantisme existe dans beaucoup de villes à travers le monde, mais c'est tout naturellement qu'à Paris – la ville romantique par excellence – il a des répercutions bien plus grandes qu'ailleurs. En effet, la Seine, comme tous les fleuves, est aussi symbole du temps qui passe. Apposer un cadenas au-dessus du fleuve est alors conçu comme une immobilisation du courant, un arrêt du temps. Il apporte donc la notion d'éternité. Et on le sait, lorsqu'on s'aime, c'est pour la vie, pour le meilleur et pour le pire…

Dans la capitale, le pont des Arts est celui qui correspond le mieux à l'esprit romantique :

- il est piéton (ce qui le rapproche de la pureté associée à l'Amour, car moins entaché par la pollution des automobiles…) ;
- il surplombe la Seine avec légèreté : son armature laisse la possibilité aux passants de contempler le fleuve ;
- il est central, reliant l'Institut de France à la Cour carrée du Louvre ;
- c'est un lieu où les gens aiment se poser pour discuter et pique-niquer en profitant de la vue ; les peintres y installent leur chevalet ; les amoureux viennent s'y embrasser ;
- il a été chanté par les poètes depuis sa construction au début du XIXe siècle : Serge Gainsbourg, Philippe Clay, Alain Souchon, Georges Brassens, Saint-Germain…


Ma rencontre avec Yoanna

J'ai rencontré Yoanna un mercredi midi dans la ville où nous habitons tous les deux. Dans la même rue comme je l'ai appris plus tard, moi au 6, elle au 36 !

Elle avait l'air bien ennuyée de devoir me demander un petit service. Moi, je me disais justement ce matin-là que j'avais bien de la chance dans la vie alors ça tombait bien, j'étais toute prête à lui rendre, ce petit service.

C'est étrange comme un petit quelque chose, un petit signe d'entraide peut apparaître à notre époque comme un acte formidable pour celui qui le reçoit. Non, en fait, ce n'est pas étrange, c'est plutôt triste ...

Elle était vraiment contente, Yoanna, elle qui a eu bien des soucis récemment. Alors je lui ai donné mon numéro de téléphone pour pouvoir lui rendre d'autres petits services quand elle aura besoin, pour lui simplifier un peu la vie.

Aujourd'hui, elle m'a rappelée, elle était encore un peu embêtée de me solliciter.
Nous nous sommes donc revues, je l'ai conduite au marché. En route, nous avons discuté, on apprend à se connaître peu à peu. Elle était encore drôlement contente. On s'est fait la bise. On se reverra surement un prochain samedi.

En rentrant, Olivier m'a demandé pourquoi je revenais du marché avec une trace de rouge à lèvre sur la joue ;-)

Je suis heureuse d'avoir une nouvelle amie !

dimanche 24 juin 2012

Dans la magie du marais poitevin ...

Amoureux de la nature, Amateurs de balades et de randonnées vélo, venez découvrir ce havre de paix qui saura vous accueillir dans son cadre naturel entre Terre et Eau.
La commune est composée de 2 villages : Sansais perché sur un coteau bocager et La Garette village accroché au flan d’un tertre, situé en plein cœur du Marais Poitevin. Village de la commune de Sansais, La Garette a conservé les traits du passé : c’est le type même du hameau maraîchin où les maisons ont un double accès, par l’eau et par la rue.
Le Roi Henri IV est passé par le village en 1576. C’est aussi à La Garette, que les toutes premières promenades en barques ont débuté en 1930.


La commune de Sansais-La Garette se trouve dans le Marais Poitevin (grand site de France et site classé), et fait également partie d’une zone géographique présentant un intérêt historique et archéologique.
Dans ce village, vous trouverez des artisans, des crêperies, des restaurants où vous dégusterez les principales spécialités du pays : matelote d’anguilles, fricassée d’anguilles, lumas farcis, sauce aux lumas, mogettes du marais avec son jambon de pays, et ses fromages de chèvre.
Pour vous loger vous trouverez des gîtes, des chambres d’hôtes, un camping, piscine mini-golf, terrain de tennis, jeux pour enfant. Mais aussi un centre équestre « La Maison du Cheval », et bien sûr, des embarcadères toujours prêts à vous faire découvrir en barques traditionnelles tous les secrets du marais. A l’issue de ces promenades bucoliques vous comprendrez pourquoi ce site a été surnommé « La Venise Verte ».

J'ai découvert Sansais, berceau de ma grande amie de lycée et je m'y ressource merveilleusement à chaque fois qu'elle m'accueille dans le cadre calme et verdoyant du confortable gîte de sa maman. Un vrai bonheur !





jeudi 3 mai 2012

LE MESSAGE DE THOMAS GORDON


Pour mes relations avec les autres

"Toi et moi vivons une relation que j'apprécie et que je veux sauvegarder.

Cependant, chacun de nous demeure une personne distincte ayant ses besoins propres et le droit de les satisfaire.

Lorsque tu éprouveras des problèmes à satisfaire tes besoins, j'essaierai de t'écouter, de t'accepter véritablement, de façon à te faciliter la découverte de tes propres solutions plutôt que de te donner les miennes. Je respecterai aussi ton droit de choisir tes propres croyances et de développer tes propres valeurs, si différentes soient-elles des miennes.

Quand ton comportement m'empêchera de satisfaire mes besoins, je te dirai ouvertement et franchement comment ton comportement m'affecte, car j'ai confiance dans le fait que tu respectes suffisamment mes besoins et mes sentiments pour essayer de changer ce comportement qui m'est inacceptable. Aussi, lorsque mon comportement te sera inacceptable je t'encourage à me le dire ouvertement et franchement pour que je puisse essayer de le changer.

Quand aucun de nous ne pourra changer son comportement pour satisfaire les besoins de l'autre, reconnaissons que nous avons un conflit ; engageons-nous à le résoudre sans recourir au pouvoir ou à l'autorité pour gagner aux dépens de l'autre qui perdrait. Je respecte tes besoins et je dois aussi respecter les miens. Efforçons-nous de toujours trouver à nos inévitables conflits des solutions acceptables pour chacun de nous. Ainsi tes besoins seront satisfaits, et les miens aussi . Personne ne perdra, nous y gagnerons tous les deux.

De cette façon, en satisfaisant tes besoins tu pourras t'épanouir en tant que personne et moi de même. Nous créerons ainsi une relation où chacun pourra devenir ce qu'il est capable d'être. Et nous pourrons poursuivre notre relation dans le respect et l'amour mutuels et dans la paix."


Les fondements de la méthode développée par Thomas Gordon reprennent - entre autres - la relation de reconnaissance, la recherche de compréhension de l'autre et l'affirmation de soi pour une conception de la résolution des conflits sans perdant.
La base de l'enseignement à destination de tout public (particuliers ou entreprises), en apparence simple à mettre en œuvre, repose sur le concept de "relations gagnant-gagnant".
Deux outils principaux encadrent cette méthode : le message-Je et l'Ecoute Active ...